Géorgie et Arménie : circuit de 14 jours dans le Caucase
Last reviewed: 2026-04-16Deux pays, une civilisation ancienne, un seul voyage
La Géorgie et l’Arménie sont des compagnes de voyage naturelles. Toutes deux sont d’anciennes nations chrétiennes dotées de cultures viticoles et gastronomiques profondément enracinées, toutes deux sont montagneuses et d’une beauté scénique spectaculaire, toutes deux s’ouvrent progressivement au tourisme, et toutes deux sont significativement sous-visitées au regard de leur intérêt intrinsèque. Elles partagent une frontière terrestre au poste de Bavra–Bagratashen (à environ 3 heures au sud de Tbilissi en voiture), ce qui rend un circuit terrestre entre elles tout à fait pratique.
La Géorgie et l’Arménie proposent toutes deux des politiques de visa de 365 jours pour la plupart des ressortissants de passeports occidentaux — le passage de la frontière consiste simplement à présenter son passeport et à faire la queue.
Cet itinéraire de 14 jours se divise en environ 7 jours par pays.
Jours 1–2 : Tbilissi — introduction à la Géorgie
Arrivée à Tbilissi. Deux jours pour la capitale géorgienne : vieille ville, bains de soufre, Mtskheta, bars à vins, marchés. Consultez notre itinéraire de 7 jours pour la programmation détaillée.
Jour 3 : Kazbegui — le sommet de la montagne caucasienne
L’excursion montagnarde vers le nord — Ananoouri, Goudaouri, randonnée jusqu’à l’église de la Trinité de Gergeti. L’expérience visuelle établit un étalon pour les paysages de montagne du Caucase que les paysages des basses terres arméniennes viendront compléter plutôt qu’égaler.
Réserver l’excursion Kazbegui et Gergeti depuis TbilissiJour 4 : pays du vin de Kakhétie
Route vers l’est pour les dégustations de vin en Kakhétie — 2 ou 3 visites de domaines, Sighnaghi et le paysage de la vallée de l’Alazani. Retour à Tbilissi pour la nuit.
Réserver le circuit viticole en Kakhétie avec 9 dégustationsJour 5 : David Garéja et le sud de la Géorgie
Matinée à David Garéja — le monastère rupestre du désert et la randonnée de la Montagne Arc-en-ciel. Ce site est la porte naturelle géologique et culturelle vers la frontière arménienne — le paysage du sud géorgien devient progressivement plus aride et ouvert à mesure qu’on s’approche de la frontière.
Route vers le sud depuis David Garéja en direction de la ville frontalière de Marneuli, puis vers le poste-frontière de Bagratashen. Passage en Arménie en soirée. Route jusqu’à Erevan (45 minutes depuis la frontière). Nuit à Erevan.
Jours 6–7 : Erevan — la Ville rose
Erevan, capitale de l’Arménie, est une ville compacte et agréable à parcourir à pied, construite en pierre de tuf volcanique rose — ce qui lui vaut son surnom de Ville rose. Le contraste avec Tbilissi est instructif : Erevan est plus persane dans son architecture, plus proche-orientale dans sa culture des cafés, et généralement plus ordonnée dans son urbanisme.
Jour 6 : La place de la République (la grande place centrale de l’époque soviétique), la cascade (un complexe monumental d’escaliers-galeries avec des vues sur la ville et le mont Ararat), le marché de plein air Vernissage (le meilleur marché de souvenirs d’Arménie — tapis, souvenirs soviétiques et artisanat). Soirée : un bar à vins pour déguster les vins arméniens (le vin arménien est techniquement plus ancien que le géorgien — une tradition différente, qui vaut la peine d’être explorée).
Jour 7 : Le Mémorial et Musée du Génocide arménien (une visite profonde et importante pour comprendre l’histoire et l’identité arméniennes). Le Matenadarane, la bibliothèque de manuscrits (collection extraordinaire de manuscrits médiévaux enluminés). Soirée : dîner dans le quartier branché de l’avenue du Nord et ses alentours.
Jour 8 : Garni et Geghard — l’Arménie antique
À une demi-heure de route à l’est d’Erevan se trouvent les deux sites antiques les plus importants d’Arménie.
Temple de Garni : Un temple romano-grec parfaitement conservé du Ier siècle apr. J.-C. — le seul temple préchétien subsistant dans tout l’ancien espace soviétique. Le cadre dans les gorges de la montagne ajoute une beauté dramatique.
Monastère de Geghard : Un complexe monastique médiéval inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO (XIIe–XIIIe siècle), partiellement creusé dans la falaise rocheuse — un écho visuel direct du David Garéja géorgien. L’acoustique de l’église est exceptionnelle ; avec un peu de chance, vous pourrez entendre un chant monastique à l’intérieur.
Retour à Erevan pour la nuit.
Jour 9 : lac Sevan et l’Arménie des montagnes
Le lac Sevan est l’un des plus grands lacs de haute altitude au monde — à 1 900 m au-dessus du niveau de la mer, d’un bleu intense, entouré par les hauts plateaux arméniens. Le trajet depuis Erevan prend environ 1 heure.
Le monastère de Sevanavank sur une presqu’île s’avançant dans le lac (IXe siècle) est l’une des grandes images de l’Arménie — des églises en pierre rouge sur un promontoire au bord d’un lac, avec en toile de fond les montagnes du Caucase. Déjeuner de poisson dans l’un des restaurants au bord du lac : la truite du Sevan (ichkhan) est le plat emblématique de l’Arménie, grillée entière ou cuite en cocotte d’argile.
Retour par la route de montagne via Dilijan (la ville de montagne la plus attrayante d’Arménie, connue pour ses sources minérales et ses sanatoriums soviétiques) pour un itinéraire de retour particulièrement pittoresque.
Jour 10 : Khor Virap et les vues sur l’Ararat
Route vers le sud d’Erevan jusqu’à Khor Virap — un monastère du Ve siècle au pied du mont Ararat. Le monastère est important car c’est là que Grégoire l’Illuminateur fut emprisonné avant de convertir le roi Tiridate III au christianisme (l’événement qui fit de l’Arménie la première nation chrétienne du monde, en 301 apr. J.-C.). Mais c’est la vue qui attire : l’Ararat (5 137 m) s’élève directement derrière le monastère, séparé de lui uniquement par la frontière turque. Le grand volcan arménien, perdu au profit de la Turquie en 1920, domine l’horizon dans une proximité déchirante et magnifique.
Retour à Erevan. Nuit.
Jour 11 : Noravank et les paysages du sud
Une excursion plus longue depuis Erevan vers le sud jusqu’au monastère de Noravank — un complexe monastique du XIIIe–XIVe siècle dans un canyon de roches rouges spectaculaire, que beaucoup considèrent comme le plus beau site d’Arménie. La façade de l’église à deux étages sculptée dans la falaise et les impressionnants murs de roches rouges derrière font de Noravank l’une des grandes réalisations d’architecture médiévale du Caucase.
Retour à Erevan dans l’après-midi.
Jours 12–13 : retour en Géorgie via la frontière
Route vers le nord depuis Erevan jusqu’à la frontière géorgienne (45 minutes jusqu’au poste de Bagratashen). Passage en Géorgie.
Option A (directe) : route vers le nord jusqu’à Tbilissi (3 heures depuis la frontière) pour 2 dernières nuits à Tbilissi et le départ.
Option B (avec arrêt) : route vers Borjomi (2 heures depuis la frontière via le pittoresque itinéraire Alaverdi–Akhaltsikhé) pour les thermes et une dernière expérience géorgienne. Nuit à Borjomi ; retour à Tbilissi le jour 14.
Jour 14 : départ depuis Tbilissi
Derniers achats, dernier khatchapouri, dernier vin ambré. Départ depuis l’aéroport international de Tbilissi.
Comparer la Géorgie et l’Arménie : à quoi s’attendre
Voyager dans les deux pays au cours d’un même voyage invite à la comparaison. Les différences sont instructives et rendent chaque pays plus intéressant qu’il ne le serait isolément :
Culture viticole : La Géorgie produit du vin depuis 8 000 ans dans des récipients en argile qvevri — la tradition du vin ambré est véritablement unique. Le vin arménien est plus ancien selon certaines mesures (le plus ancien site de production viticole au monde, la grotte d’Aréni-1, est arménien), mais la scène viticole arménienne moderne est plus jeune et plus petite que celle de la Géorgie. Essayez les deux ; ce sont des styles distincts avec des cépages et des philosophies de production différents.
Cuisine : La cuisine géorgienne est plus diversifiée, plus riche en herbes et plus noix-intensive que la cuisine arménienne. La cuisine arménienne montre davantage d’influence persane — grenades, pain lavash, agneau aux fruits secs. Les deux sont excellentes ; elles sont plus différentes qu’on pourrait l’attendre de pays voisins.
Architecture : L’architecture médiévale géorgienne est dominée par les églises et les forteresses — Svétitstskhovéli, Jvari, Ananoouri, les tours de Svanétie. L’architecture médiévale arménienne est similairement dominée par les églises, mais avec une esthétique distincte — la pierre de tuf rouge, la tradition des khatchkars (pierres-croix) finement sculptés, les complexes monastiques rupestres. Les deux pays ont des sites inscrits au Patrimoine mondial de l’UNESCO qui sont véritablement de classe mondiale.
Atmosphère urbaine : Tbilissi est plus chaleureuse, plus chaotique, plus orientée vers les bars à vins et plus développée pour le tourisme qu’Erevan. Erevan est plus ordonnée, plus orientée vers les cafés, plus influencée par la planification urbaine russe, et possède une mélancolie particulière liée à l’expérience de la diaspora arménienne. Les deux sont des capitales fascinantes ; elles offrent des expériences véritablement différentes.
Paysage de montagne : La Géorgie remporte la palme des montagnes spectaculaires (Svanétie, Kazbegui, Toucheti). Les montagnes arméniennes sont plus élevées que beaucoup de visiteurs ne l’imaginent, mais sans les villages-tours dramatiques qui rendent les montagnes géorgiennes si distinctives.
Guide gastronomique du circuit caucasien
Manger dans les deux pays amplifie l’expérience gastronomique de chacun :
En Géorgie (jours 1–5) : L’expérience géorgienne complète — vin ambré en qvevri, khinkali, khatchapouri dans tous les styles régionaux, la tradition de la supra. Le déjeuner dans une cave familiale kakhétienne est l’expérience gastronomique définissante du voyage en Géorgie et mérite d’être planifié soigneusement.
En Arménie (jours 6–11) : Le pain arménien (lavash, cuit contre les parois d’un four en argile) au petit-déjeuner ; le khorovats (barbecue arménien, porc et agneau sur braises de sarment) au dîner ; la truite ichkhan du lac Sevan pour la journée au bord du lac. Le cognac arménien (la tradition soviétique et présoviétique du cognac Ararat est authentique et vaut la peine d’être goûtée) en soirée.
Le contraste : La cuisine géorgienne est plus complexe et parfumée aux herbes ; la cuisine arménienne est plus carnée et d’une préparation plus simple. Le vin ambré de Kakhétie contraste magnifiquement avec les rouges puissants de la région arménienne d’Aréni.
Notes pratiques
Passage de la frontière : Le poste de Bagratashen/Bavra entre la Géorgie et l’Arménie est généralement efficace — 30 à 90 minutes d’attente habituellement. Apportez votre passeport (pas une carte d’identité). Le poste est ouvert 24h/24. Attentes parfois plus longues pendant les jours fériés.
Monnaie : La Géorgie utilise le lari géorgien (GEL) ; l’Arménie utilise le dram arménien (AMD). Échangez de l’argent dans les banques ou aux distributeurs automatiques de chaque capitale — les taux sont bons aux distributeurs des banques. Changez vos GEL restants avant de passer la frontière ; le dram est plus difficile à obtenir en Géorgie qu’en Arménie.
Langue : L’anglais est plus largement parlé à Erevan (notamment parmi les jeunes Arméniens) que dans les villes géorgiennes comparables en dehors de Tbilissi. Le russe est une langue de substitution utile dans les deux pays avec les générations plus âgées.
Conduite : Les routes arméniennes sont généralement en meilleur état que les routes géorgiennes dans les zones de plaine, bien que les routes de montagne varient. Un permis de conduire international est techniquement requis en Arménie ; en pratique, un permis de conduire national est rarement contesté.
Location de voiture : La location à Tbilissi avec passage en Arménie nécessite une autorisation préalable du loueur — vérifiez cela lors de la réservation. Certaines sociétés interdisent les passages de frontière ; d’autres facturent des frais supplémentaires. L’alternative consiste à rendre la location géorgienne à Tbilissi, passer en bus à Erevan, et louer une voiture arménienne séparément.
Meilleure saison : Avril–octobre pour le circuit complet. L’hiver rend le passage de la frontière plus difficile et certains sites de montagne arméniens moins accessibles. L’excursion aux gorges de Noravank est plus belle au printemps ou en automne, quand les couleurs des roches rouges sont les plus vives.
Guides et ressources complémentaires
- Excursions depuis Tbilissi — logistique pour Kazbegui et la Kakhétie
- Meilleurs domaines viticoles de Géorgie — sélection de domaines pour la journée en Kakhétie
- Se déplacer en Géorgie — location de voiture et options de transport, guide du passage de frontière
- Conditions d’entrée en Géorgie — conditions d’entrée pour les deux pays
- Itinéraire de 7 jours en Géorgie — le circuit géorgien complet pour ceux qui prolongent la partie géorgienne
Tours populaires en Georgie sur GetYourGuide
Tours GetYourGuide verifies en lien direct. En reservant via ces liens, nous touchons une petite commission sans frais supplementaires.